Clinique Villette Dunkerque

Un enfant sur mille est atteint de surdité profonde, un nouvel appareil permet un dépistage immédiat.

La surdité congénitale du bébé désormais dépistée à la clinique Villette

© 2013 La Voix du Nord – Grâce à de généreux donateurs, la clinique Villette vient de s’équiper tout récemment d’un appareil capable de dépister les surdités chez les nouveau-nés. Cet équipement a été financé pour moitié par les Corsaires, le club des Kiwanis de Dunkerque et le club des Kiwanis Jeanne de Flandre ; pour l’autre moitié par le groupe formé de pédiatres et d’obstétriciens pour le développement de la santé de la mère et de l’enfant dans la région dunkerquoise.

L’examen ne dure que quelques minutes

« On a expérimenté les deux appareils sur le marché et on a opté pour celui mis au point par les Allemands, alors que la maternité des Bazennes a opté pour celui de première génération des Américains », précise le Dr André Lacombe en expliquant tout l’intérêt que présente le matériel d’outre-Rhin, notamment la simplicité et la rapidité avec laquelle le bébé peut être testé. « Il est extrêmement efficace, ne nécessite pas de consommable et l’examen ne dure que quelques minutes ».

Un grand progrès

Depuis deux mois, pratiquement tous les nouveau-nés bénéficient du test de détection de la surdité. L’examen est devenu obligatoire. « Il faut savoir que la surdité du nouveau-né est le déficit sensoriel le plus fréquent. Un enfant sur mille est atteint de surdité profonde, c’est-à-dire bilatérale. Ce sont des enfants qui étaient diagnostiqués tardivement, souvent la deuxième année. Il est alors bien tard parce que l’acquisition du langage avec les thérapeutiques qu’on peut leur proposer n’est pas très efficace et, au final, les enfants ont une parole de mauvaise qualité. L’intérêt de les dépister très tôt est que deux fois sur trois, on peut leur proposer un traitement par implant cochléaire qui va leur permettre de parler normalement. C’est un grand progrès qui est aussi source d’économie car il en coûtera moins cher de dépister un enfant tôt et de le soigner que d’avoir ensuite des traitements très longs pour un résultat de mauvaise qualité ».

© 2013 La Voix du Nord. – Tous droits réservés – www.lavoixdunord.fr
Article publié le 18 novembre 2013